Cette semaine, Trop Mignon a décidé de vous parler d’un sujet capital et se lance dans l’article de fond et l’étude socioculturelle avancée avec trame de fond historique douteuse.
Parlons donc de la libéralisation des femmes. En l’an de grâce 1960, enfin dans ces eaux là, les femmes du monde occidental, sous l’influence de hippies drogués (donc impuissants), ont décidé de s’émanciper de la dépendance masculine. S’en suit un nombre incalculable de débats tous plus virulents les uns que les autres (parité, contraception, IVG, dentelle ou microfibre, string ou boxer, triangle ou ticket de métro…) qui sont devenus les grands clivages oestrogèno-sociaux des années deux-mille et une source inépuisable d’articles de remplissage pour les magazines féminins.
Toutefois nous pouvons dégager deux grandes conséquences structurantes de cette libération :
-Premièrement, les hommes ont confondu libéralisation des femmes avec perte de virilité. On arrive donc à des situations socialement paradoxales de femmes devenues tellement autoritaires qu’elles écrasent, sans résistance, la virilité morale de leurs amants. On assiste aussi à la fleur-bleuisation de la partie masculine de la société. Ainsi comme dirait probablement Gérard Depardieu à la vue de ces êtres nouveaux : « Virilité, mes couilles ! ». Scientifiquement, on appelle ce type de réaction le syndrome Ted Mosby, mais Trop Mignon n’a pas vraiment le temps de s’attarder sur le sujet.
-Deuxièmement, et c’est le coté positif, une grande tranche de la partie féminine de la société à décidé de porter la culotte et de le revendiquer. Alors on pourra citer la grande prêtresse du port de culotte dans la musique : Peaches et ses paroles sexuelles explicites (elle est née en 68, c’est pas un hasard). Dans cette niche de filles qui ont des balls du charisme, Trop Mignon a décidé de vous parler de la belle Uffie et des finlandaises de Le Corps Mince de Françoise.
Petite culotte numéro un : Uffie – Pop the Glock
Le clip tout neuf (un mois) d’une chanson qu’Uffie nous sert depuis 2006. Ce n’est pas vraiment la chanson la plus caractéristique de la caution féminine d’Ed Banger qui est bien plus charismatique quand elle fait du rap de thug à lyrics féministes.
Le truc en plus : pour le coup elle montre dans son clip qu’elle porte la culotte au sens propre comme au sens figuré et on se souvient avec nostalgie de la première scène de Lost in Translation, trop mignon ! Clip qui rappelle d’ailleurs celui d’un homme qui porte la barbe : Kilometer de Sébastien Tellier (dans lequel le traitement des hot dogs est trop mignon !!)
Petites culottes numéro deux : Le Corps Mince de Françoise – Something Golden
Loin de la revendication de la Bitch attitude des débuts (Bitch of the Bitches, Ray-Ban glasses où elles déclaraient ne pas porter de soutien gorge…), on espère quand même que les finlandaises de Kitsuné n’auront pas complètement renoncé au port de la culotte dans leur nouvel album à venir le 7 décembre.
Le truc en plus : on peut porter la culotte/short très court et faire du vélo, la femme libérée est aussi écolo et fait des solos hystériques au synthé.
Le Bonus de la semaine : le clip du dernier single de Peaches, Talk to Me, parce que c’est la classe :
Si vous êtes mignons, la semaine prochaine j’arrêterai de vous parler de castration psychologique.
hippies drogués (donc impuissants) ??
Claire, la on dépasse la castration psychologique ; elle devient psychotropique..
@Ps : hum, la deuxieme video ne marche pas
[...] – Notre dernière chronique Trop Mignon cartonne grâce à la prose de Claire :) Enorme sélection de clip dans son dernier article, au titre non moins évocateur : Uffie et Le Corps Mince De Françoise : des filles qui portent la culotte ! [...]